Témoignages
La bourse de l’APP, c’est un soutien financier mais surtout un accompagnement pour les premiers pas dans la profession.
Quelques-uns de nos boursiers témoignent :
Pierre Mickaël Carniel – CUEJ – 2021/2023
Le tutorat, ainsi que la bourse, proposés par l’Association de la Presse Présidentielle sont une aubaine pour les jeunes étudiants et étudiantes en journalisme qui souhaitent se tourner vers le journalisme politique.
En 2021, c’est la première fois que l’association met en place un tel dispositif. Olivier Bost est mon tuteur. De manière concrète, nous échangeons chaque semaine pour faire le point sur mon projet professionnel. Chef du service politique de RTL, mon tuteur me dépeint la réalité dans ces services. Mais pour que l’expérience soit la plus complète possible, l’association prend en charge les billets de train pour que l’on puisse venir régulièrement à Paris, visiter des rédactions. A l’époque j’étudie au CUEJ de Strasbourg, c’est donc un véritable coup de pouce. Ce suivi est destiné à des étudiants et étudiantes recevant une bourse et qui ne pourraient pas se le permettre financièrement.
L’un des rendez-vous phares : les vœux du président de la République à la presse à l’Elysée. Avec les autres lauréats et lauréates, nous rencontrons davantage de membres de l’association. A travers le tutorat, le but est aussi de nous donner des clefs pour gagner en confiance et se sentir légitimes dans des sphères souvent éloignées.
L’association délivre également des accréditations lors d’événements politiques majeurs comme les soirées électorales. En 2022 nous sommes donc observateurs dans les QG de Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors du second tour de l’élection présidentielle.
L’APP est une expérience basée sur l’insertion professionnelle. J’ai en tête un projet d’alternance à LCP – Assemblée Nationale. Après en avoir discuté avec mon tuteur, nous faisons en sorte de me faire rencontrer les bonnes personnes pour que cela se réalise. Les journalistes de l’association souhaitent aider les étudiants et étudiantes qui de prime abord ne possèdent pas de réseau. Des soutiens diminuant l’angoisse qu’on peut ressentir lorsqu’en école de journalisme on imagine notre début de carrière.
L’année suivante, les liens de tutorat sont modifiés. Une autre journaliste de l’association, Ania Nussbaum de Bloomberg Media, est là pour m’épauler dans mon parcours. Les logiques sont les mêmes, discussion sur l’évolution du projet professionnel, visite de rédaction, mise en relation avec des collègues… Au-delà de ça, se crée une solidarité entre les lauréats et lauréates, puisque nous partageons des conditions de vie et d’insertions professionnelles similaires. Ensemble, l’objectif est d’apporter davantage de mixité sociale dans un journalisme politique qui reste encore difficile d’accès.
Dario Borgogno – ESJ Lille – 2022/2024
Quand Michel Rose, mon futur premier tuteur, m’a appelé pour m’annoncer que j’étais l’un des boursiers, c’était un soulagement. C’était pour moi une certaine reconnaissance : enfin j’avais l’impression que le projet professionnel que j’ai toujours défendu, celui de devenir journaliste politique, était reconnu. C’est un côté très important quand on a souvent du mal par nos expériences passées à se sentir légitime dans nos écoles. Et j’étais loin d’imaginer les autres effets de la bourse de l’APP.
Très rapidement en tant que lauréat, j’ai pu rencontrer d’autres journalistes politiques qui m’ont rassuré et m’ont fait découvrir un monde que je ne connaissais que par mes lectures. Grâce à l’APP, je me suis rendu à l’Élysée deux mois après mon entrée en école, découvrant les relations entre journalistes et conseillers. J’ai aussi fait partie du pool d’Emmanuel Macron lors de la conférence de solidarité pour l’Ukraine, faisant mes premiers offs avec certains ministres, entouré de journalistes de l’association prêts à me donner des conseils. Ces expériences, je n’aurais jamais pensé les vivre un jour. Je n’osais même pas en rêver il y a encore quelques années depuis mon Alsace natale, où je n’avais aucun lien, aucun contact avec ce milieu.
Alors oui, être boursier de l’APP donne une aide financière non-négligeable. Mais avant tout, et c’est ce que j’en retiens, c’est une expérience humaine inespérée. Avec les événements vécus grâce à la bourse, au soutien et à l’encouragement des journalistes qui ont font partie (notamment de mes deux tuteurs), j’ai l’impression d’être légitime pour devenir un jour journaliste politique. Et avoir le sentiment d’avoir enfin trouvé sa place dans ce monde, ça représente tout.
Siam Spencer – EDJ Science Po – 2021/2022
J’ai pu bénéficier, sans l’accompagnement financier, d’un tutorat au sein de l’APP pour la première année du programme. Seulement un an parce que j’étais déjà en M2 lorsque le programme a commencé. Et pourtant, il semblerait qu’il ne ce soit jamais arrêté depuis. De fait, l’aventure APP est surtout humaine pour moi. Pour la première fois de ma scolarité, j’ai rencontré des étudiants qui comme moi aimaient la politique, mais qui, pour une fois, avaient les mêmes problématiques sociales et les mêmes peurs. Des liens d’amitié se sont créés, fondés sur une envie d’entraide, une grande compréhension de l’autre et de ses difficultés.
J’ai pu assister pendant la campagne présidentielle aux coulisses de certaines grandes interviews de candidats mais aussi en 2022 aux vœux présidentiels à la presse. Surtout, j’ai pris confiance en moi au contact de ma tutrice et lors de rencontres intra-APP avec d’autres journalistes de l’association. Parfois s’insérer professionnellement revient simplement à ce que quelqu’un vous dise « tu as ta place parmi nous ». C’est ce que j’ai ressenti grâce à l’APP, en journalisme politique mais plus largement dans le monde des médias.
J’ai également noué de solides liens de confiance avec ma tutrice Alison Tassin, avec qui je suis régulièrement en contact, qui ne cesse de me conseiller malgré la fin « officielle » du tutorat. Quand j’ai voulu devenir correspondante d’abord à l’étranger puis en région, Alison m’a encouragée et mise en relation avec des personnes de son réseau pouvant m’aider. De manière encore plus concrète, j’écris aujourd’hui un livre-enquête à paraitre chez un éditeur de renom à l’automne, tout cela grâce encore une fois aux conseils de ma tutrice. Au delà du tutorat, être passée par l’APP m’a fait gagner du temps grâce à l’ouverture d’esprit et la volonté d’aider de ses journalistes-membres. J’ai pu m’entretenir avec journalistes du réseau en fonction de chaque projet, chaque entretien, chaque questionnement que je pouvais avoir. J’ai une grande foi dans ce programme, pour la solidarité et l’entraide qui en découle.
Nicolas Ghorzi – IPJ Paris – 2021/2023
Je m’appelle Nicolas Ghorzi, et je suis l’un des lauréats de la première édition de la bourse attribuée par l’Association de la presse présidentielle.
Professionnellement, cette bourse a tout changé pour moi. Je suis arrivé à Paris en master de journalisme, certes en étant diplômé de l’Académie ESJ Lille, mais sans aucun réseau ni connaissance dans la capitale.
J’ai choisi l’IPJ, une école parisienne, parce que je voulais « vivre » cette année d’élection présidentielle en 2022. Sans Mathieu Coache, mon tuteur, et le réseau de l’APP, je n’aurais rien pu faire. D’abord, l’accréditation pour les vœux à la presse du président de la République, ensuite celle pour la soirée électorale du premier tour au QG d’Emmanuel Macron et celle du second tour chez Marine Le Pen. Si j’ai pu lancer un podcast politique en 2022, c’est aussi grâce au réseau de l’APP.
Mais surtout, c’est grâce à l’APP que j’ai pu être le premier alternant du service politique du Parisien. C’est grâce à Mathieu Coache, qui m’a mis en relation avec David Doukhan, que j’ai pu intégrer ce service comme alternant pendant mon master 2. Si aujourd’hui j’ai un pied à l’étrier dans ce milieu, c’est surtout parce les journalistes du bureau de l’APP m’ont consacré du temps et introduit auprès des bons interlocuteurs. Merci à eux.
Enfin, financièrement, ce soutien de l’APP a été indispensable. Je déteste le pathos, mais étant boursier avec un prêt étudiant, un parent à temps partiel et l’autre au SMIC, cela m’a permis très concrètement de payer les deux mois de caution de mon appartement.
Ces 2 années d’accompagnement ont été le coup de pouce dont j’avais besoin.
Baptiste Farge – CELSA – 2021/2022
Si on me demandait de faire campagne pour l’APP, je n’aurais aucun mal. Facile, tant les bonnes raisons pour candidater à cette bourse sont nombreuses. L’apport financier évidemment mais pas que. Je pense surtout à l’aide quotidienne apportée par nos tutrices/tuteurs respectifs. La recherche de stage, les conseils en tout genre sur le plan professionnel… Le fait, aussi, de rendre plus accessible le monde du journalisme politique qui peut parfois faire peur. Et puis, il y a ces petites sorties organisées par l’asso. Personne n’a oublié sa première à l’Elysée évidemment.
Moi, je n’ai pas oublié Jean-Rémi Baudot. Au risque de jouer les fayots du président, je me lance: non seulement, Jean-Rémi m’a aidé à prendre confiance, mais en plus de cela, il m’a constamment épaulé pour que je puisse m’intégrer dans le monde pro. Des stages à Libé jusqu’au CDD puis au CDI à BFMTV.com en politique. Et il continue de prendre des nouvelles encore aujourd’hui.
Elena Lébely – EJCAM – 2021/2023
Grâce à la bourse de l’APP, j’ai pu me payer le permis. Et grâce à ça, entre mes deux années de master, j’ai pu faire un stage en PQR dans une locale en ne faisant pas que de l’édition.
De plus, grâce à la bourse de l’APP, j’ai rencontré d’autres élèves en école de journalisme qui me ressemblent et avec qui je suis restée en contact depuis.
Anis Boukerna – CUEJ – 2022/2024
Je me souviens du soir où j’ai reçu l’appel d’Olivier Bost m’annonçant que j’avais remporté la bourse de l’Association de la Presse Présidentielle. C’était un vrai soulagement, parce que d’un coup, on a l’impression que notre projet professionnel se concrétise.
Quand l’ascenseur semble bloqué, des initiatives comme celle de l’APP permettent de mettre un peu d’huile sur les engrenages.
Je suis lauréat de cette bourse depuis un an et j’ai eu la chance d’avoir comme tuteur Jean-Rémi Baudot, nouveau président de l’APP et maintenant Simon Le Baron, journaliste politique à France Inter. Je bénéficie d’un tutorat personnalisé. Avec Simon, j’ai par exemple pu travailler ma voix, il m’a aiguillé et me fait des retours sur mes reportages.
Être lauréat de l’APP, c’est découvrir le monde du journalisme politique. D’abord en accédant à différents événements. Un Conseil des ministres où j’ai pu poser une question à Olivier Véran, être accrédité pour la conférence de presse d’Emmanuel Macron … Autant de choses qui me paraissaient inaccessibles il n’y a pas si longtemps. Grâce au réseau de l’APP j’ai eu l’occasion de faire un premier stage au service politique de France 2.
L’aspect financier est aussi à prendre en compte. Grâce à la bourse, j’ai pu m’inscrire au permis, titre indispensable quand on est journaliste. Cet accompagnement est une opportunité à saisir, et si je dois retenir une chose, c’est la bienveillance qui en découle. On se sent à sa place.
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